lundi 8 février 2010

LE BSP EN VISITE A MBUJIMAYI ET KINSHASA

Du 4 au 15 janvier, le BSP s'est rendu à Mbujimayi et Kinshasa pour visiter les centres du projet COMIDE. Il a travaillé à la justification des fonds versés en 2009 et à la préparation du projet 2011-2013.


VISITE MAZZARELLO MBUJIMAYI

Rapport des activités 2009

4. Distribution de repas
Repas pour les stagiaires en 4ème année. Il est très bénéfique de donner une petite somme aux stagiaires pour les aider à se lancer. Nous avons assisté à la remise du « crédit alimentation » par Sœur Georgette aux stagiaires en agriculture. Ils ont pour cela fait leur budget en fonction de leurs besoins. C’est un très bon apprentissage pour leur apprendre à gérer l’argent et à demander tout juste ce qu’ils pourront rembourser.










Remise du crédit alimentation à un stagiaire

Au centre les sœurs donnent aussi un repas de temps en temps (par exemple pour les fêtes, ou s’il y a un travail difficile à réaliser) mais pas tous les jours pour responsabiliser les parents.

5. Réunions avec les parents
A partir de la première année les sœurs entament une conscientisation des parents pour leur faire comprendre la vision et mission du centre. Elles ont fait avec les parents les arbres à problème et arbres à solution.
Il y a aussi une réunion pour l’insertion des jeunes avant qu’ils ne partent en stage et deux réunions avec les parents pour leur expliquer le stage. On leur demande leur contribution (nourrir le jeune, lui donner un coup de main). Par exemple des parents sont venus aider les jeunes en agriculture pour construire leur case. On leur demande aussi de payer une parcelle au nom de leur enfant et de venir déposer les papiers au centre. Pour les trois finalistes en art culinaire, les parents l’ont fait.

12.4 Abonnement Internet
Il faut voir maintenant comment les professeurs vont pouvoir y accéder et attendre qu’ils perfectionnent l’apprentissage de l’informatique. La sœur leur a déjà montré comment ça marche pour les intéresser.


12.1,2,3 Abonnements aux revues
Problèmes d’acheminement donc ont transformé l’activité en achat de revues et livres.

26. Création d’ateliers de stage
Cette année elles ont surtout investi dans l’art culinaire et l’élevage (aides pour s’installer, petit matériel).
Habillement : c’est maintenant la deuxième promotion. Il y a une amélioration par rapport à la première promotion car sur 5 jeunes 4 ont acheté une machine d’occasion avec l’aide des familles. La principale cause d’échec est lorsque l’argent gagné pendant le stage est dépensé par la famille. Il ne faut donc pas que les jeunes travaillent à la maison mais s’installent un petit atelier. Lors de la mise en stage, ils reçoivent l’argent de leur travail des trois ans précédents (seulement la main d’œuvre). Ils calculent leur budget pour louer un endroit, acheter du tissu. On leur montre comment faire un livre de caisse.
Nous sommes allées visiter deux stagiaires qui travaillent au bord de la route. Ils ont tous les deux de plus en plus de clients, l’un a déjà acquis sa machine et l’autre aura bientôt remboursé celle prêtée par le centre.










Stagiaire en 4ème année qui a installé leur atelier au bord de la route

Agriculture : pour installer les stagiaires en agriculture, les sœurs ont acquis un terrain avec accès à l’eau. Les stagiaires ont dû construire chacun leur case et sont responsable de leur propre champ. Ils s’entraident les uns les autres pour les gros travaux et sont encadrés par le maître de stage qui vit aussi sur place et a son champ. Les élèves plantent actuellement du riz pour répondre à une importante commande de reproduction de semences.











Un stagiaire au travail


28. Rencontres avec stagiaires
Chaque samedi, les stagiaires viennent exprimer leurs difficultés pour trouver une solution.


32.1 Formations des encadreurs de jeunes
Environ 150 jeunes par foyer (5 foyers) sont venus. Chaque foyer de plaines de jeux est encadré par un professeur. Cette activité a été organisée avec Mwetu Don Bosco et Anuarite. Les plaines de jeux sont bien en place maintenant. Ils ont fait une réunion avec les écoles voisines et ont constitué un comité.
Pour les jeux salésiens, il faut commencer doucement pour réussir à créer un esprit, former des arbitres etc.

32.2 Matériel sportif
Achat de ballons mais de mauvaise qualité, mieux vaut passer par Lubumbashi à l’avenir.

36.1 Formation en gestion financière
Sœur Georgette forme les chefs d’atelier elle-même et dispense une formation de gestion sur la tenue des stocks, les documents comptables. Les chefs d’atelier doivent ensuite transmettre aux enfants.

37.1 Formation psychopédagogique pour les professeurs
Des problèmes sont soulevés pendant ces réunions et les professeurs se consultent entre eux pour trouver des solutions. C’est encore Sœur Georgette qui dispense elle-même la formation. Sur l’invitation du BSP à déléguer un peu plus elle nous a dit vouloir faire appel à des inspecteurs extérieurs.

38.1 Session de mise à jour du PSP du centre
La sœur anime puis les professeurs transmettent aux enfants et parents pour faire en sorte qu’ils s’approprient tous l’œuvre et sa mission.

Salaires des professeurs
Les sœurs ont conscience qu’il faut que les ateliers puissent finir par payer les professeurs. Pour motiver les professeurs à rendre de plus en plus rentables les ateliers, elles ont mis en place un salaire dont 75€ vient de COMIDE et un quart est payé par les ateliers (les 25€ qui restent de COMIDE sont donnés au final ponctuellement comme gratification). Cela ne change rien sur l’aide de COMIDE ni sur le salaire final du professeur, mais cela les oblige à s’intéresser à la rentabilité de l’atelier. De plus les professeurs doivent vendre tous ce qu’ils font pour garder le même niveau de stock.

Publicité
Pas encore faite mais papier et cartouches pour le dépliant sont déjà achetés.


Prévision activités 2010 – activités qui diffèrent de 2009

4.2,3 Distribution de matériel scolaire et savon
Pour certains enfants qui n’ont vraiment rien.

37.2 Formation du personnel
Elles vont faire appel aux inspecteurs (couture et ingénieur agronome). En art culinaire, un expert devrait venir pour une petite session.

12. Documentation
Comme il est très difficile d’avoir des abonnements elles vont remplacer par l’achat de revues et d’affiches de mode.
26. Organisation des stages
Elles voudraient mécaniser un peu l’agriculture (pompe mécanique pour arrosage, motoculteurs) et acheter des kits de travail pour les jeunes. L’intérêt est qu’ils puissent acheter leur motoculteur avec leur travail de stagiaires.

28. Formation des anciens
Voudrait faire une formation humaine comme les problèmes du mariage, de foyer etc.

38.2 Evaluation externe
Elles veulent mettre en place une évaluation vue de l’extérieure pour donner de nouvelles lumières et évaluer les points forts et faibles. Quand elles ont commencé en 2000, un consultant avait aidé à élaborer le projet. Elles aimeraient qu’il vienne à nouveau pour évaluer.


VISITE ANUARITE MBUJIMAYI

Projet COMIDE 2011-2013

Un des grands enjeux du centre est d’agrandir la capacité du centre face à la demande grandissante. Elles sont pour le moment que 4 salles de classe, dont 2, bien qu’opérationnelles, ne sont pas achevées. Il n’y a pas non plus de bureau pour le centre et les sœurs travaillent sur la terrasse. De plus les sœurs voudraient lancer une filière coiffure pour les filles moins douées qui ont seulement besoin d’habileté pour cela.
Les sœurs ont acquis la parcelle voisine qui pourrait leur permettre d’agrandir le centre :











La parcelle voisine

VISITE MWETU DON BOSCO MBUJIMAYI

Rapport des activités 2009 - 2010

Il y a eu peu d’activités en 2009.

40. Dépliants, affiches : ces affiches ne sont pas finies. Elles seront faites en Tshiluba. Nous avons réfléchi comment remplacer pour 2011 les traditionnelles affiches par des publicités un peu plus efficaces.

Pour 2010, nous avons modifié le planning initial car il est inutile de faire des constructions supplémentaires alors qu’ils ont déjà du mal à payer leurs professeurs.
29064€ prévus pour les constructions et les 500€ d’équipement sportif remplacés par :
- 6700€ pour le paiement des professeurs 2009 (4 mois)
- 16788€ pour le paiement des professeurs
- 800€ pour la matière 1ère coupe et couture : tous les élèves doivent acheter l’uniforme au centre.
- 1500€ pour la matière première soudure
- 3776€ pour la matière 1ère menuiserie

Toolkit 2011-2013

Lors de notre visite du centre nous avons insisté sur l’autonomie financière du centre. Il y a déjà un moulin qui visiblement fonctionne très bien et très utilisé par les populations environnantes.

Il y a tout d’abord un problème de place pour les ateliers : ce qui devrait être le stock de bois est pris par l’atelier de mécanique auto, et l’initial atelier de construction est divisé en trois pour la coupe et couture, la soudure et enfin la construction.











Atelier de mécanique auto

Le projet de construction non réalisé en 2010 sera donc reporté en 2011.

Par ailleurs nous avons vu que l’achat d’un groupe électrogène n’était pas une solution durable, et coûte très cher en mazout pour aire fonctionner tous les ateliers. Nous sommes donc allés chez hydroforce pour parler de l’installation d’une cabine électrique à Mwetu. Ils nous ont parus très sérieux et réactifs (visiblement plus que la SNEL !) et ont fait un devis la semaine suivante après examen des conditions d’installation et de la distance. C’est surtout le câble qui coûte très cher. Le montant total est d’environ 300 000€, ce qui ne peut donc pas être pris en charge par COMIDE. Il faudra donc trouver d’autres fonds pour ce projet.
Enfin le grand projet de Mwetu pour 2011 est de lancer la filière mécanique moto.


REUNION ANTENNE MBUJI MAYI

Examen activités 2009 - 2010

Le principal problème qui ressort pour cette antenne est la mauvaise entente entre Sœur Georgette et Père Jean-Claude. La sœur reproche au Père de ne pas s’impliquer et de n’être jamais joignable, tandis que le Père reproche à la sœur de ne pas le consulter… La collaboration est donc difficile.

14.2 Organisation des sessions de formation pour les professeurs
L’initiation à l’informatique commencée l’an dernier. Comme il y a encore beaucoup de lacunes ils ont voulu continuer cette année. Il faut voir maintenant comment donner accès à un ordinateur dans les centres car ils oublient entre deux sessions s’ils ne pratiquent pas. Nous avons assisté à cette formation qui était donnée quand nous y étions. Chaque professeur faisait ses propres exercices grâce à un petit guide.











Session de formation des professeurs en informatique


A cause de ce problème de collaboration, les centres préfèrent organiser la formation informatique dans chaque centre pour plus d’efficacité et non dans le cadre de l’antenne.

15.2 Organisation des sessions pour les sortants
N’a toujours pas été organisée cette année. Sera faite sur le congé du 16 janvier avec le thème du genre.

16.2 Organisation de sessions pour les professeurs sur des thèmes généraux
Pas encore organisé. Vont le faire le 17 à Anuarite. Vont faire venir un avocat pour parler du droit de la femme dans le thème du genre.

37.3 Frais de fonctionnement
Nous avons souligné à la sœur qu’il fallait qu’elle donne un peu de carburant aux autres quand ils organisent les sessions et ont des trajets à faire.

Projet 2011 pour le BECIAS

FONCTIONNEMENT ACTUEL

BECIAS : bureau d’étude, de coordination, d’insertion, d’accompagnement des sortants salésiens
Grégoire à mi-temps coordonne ce bureau.
Pour le moment les jeunes placés sont surtout des maçons et des menuisiers mais ils ont des difficultés pour créer un autofinancement.
Nécessité de l’action du conseil d’administration qui n’est pas assez opérationnel (ne se réunit pas assez pour donner une orientation). Il faut mettre en place les statuts qui doivent être approuvés par le conseil.

PROJET 2011-2013

26. Création et équipement de BECIAS/MBM pour l'enregistrement, l'encadrement et l'orientation vers un débouché d'emploi
Nous sommes allés visiter le terrain acquis pas Sœur Georgette. Pour le moment elle a seulement une procuration que toute la famille a signée mais nous avons souligné qu’aucun projet ne serait entrepris sans le document officiel qui donne le terrain aux FMA.
Le terrain est très bien placé au bord de la route principale. Comme il est impossible de construire dans le projet nous avons proposé la réfection de la maison du terrain.












Terrain pour le BECIAS

Pour l’électricité ils vont installer des panneaux solaires.
Pour avoir Internet : nous avons accepté dans le projet l’achat du modem de maison mais le BECIAS prend en charge lui-même les unités.

2. Création d’un cybercafé
Le projet de cybercafé est annulé car beaucoup trop coûteux. Nous avons proposé de seulement offrir les services de photocopieuse/imprimante aux extérieurs comme source de revenus.

Les deux provinces (SDB et FMA) doivent s’entendre pour savoir à qui BECIAS appartient.
VISITE MASINA KINSHASA

Rapport des activités 2008-2009

Il nous a été difficile de rendre compte de la situation 2008-2009 à cause de l’absence de Père Alexandre.


Nouveau projet 2011-2013
Le toolkit est complet et la budgétisation raisonnable. Il a été décidé de garder la création d’une section « atelier du froid » mais de supprimer la nouvelle construction qui l’accompagne (ce qui est très délicat à demander à COMIDE !) Cette innovation très adaptée à Kinshasa sera faite en attendant dans les maisons inoccupées de l’autre parcelle.


VISITE SANGA MAMBA KINSHASA

Rapport des activités 2009-2010

Comme l’agro élevage pour les jeunes filles est une filière vouée à l’échec, les sœurs ne vont pas investir davantage dans cette activité mais plutôt dans du matériel de sport.
Pour 2010 Sœur Hildegarde a donné son budget de Café Mozart pour Sanga Mamba donc nous avons pu voir l’emplacement des constructions qu’elle souhaite réaliser. Il est vrai que les salles de classe sont très petites pour contenir les machines à coudre et l’alphabétisation a lieu pour le moment dans les toilettes ! De plus Sœur Lucie a pour le moment installé son bureau dans l’école maternelle. Elle donc faire de ce budget un bureau, un petit magasin et s’il y a assez commencer les fondations pour une salle de classe.













Salle de classe avec les machines au fond et sur les côtés

VISITE CAFE MOZART KINSHASA

Projet 2011-2013

Les principaux projets pour le café Mozart sont d’agrandir l’internat et de lancer une filière coiffure. Les sœurs souhaitent donc demander une aide à COMIDE pour la construction d’un nouveau bâtiment.

REUNION ANTENNE KINSHASA

Rapport des activités 2009

Formations pédagogiques
Elles se font au Café Mozart, car c’est à mi chemin pour tout le monde. Différents thèmes ont été exploités (comme la pédagogie face à la délinquance juvénile). Cependant il a été constaté que le planning n’était pas bon car les formations se font à la fin de l’année scolaire quand il y a trop de stress. Il vaudrait donc mieux faire ces formations au début de l’année scolaire. Nous avons assisté à l’une de ces formations qui a eu lieu pendant notre visite.

















Formation pédagogique de l’antenne Kinshasa

Formation des arbitres : cette formation est organisée par l’association des ADB. Il faudrait voir avec son président pour faire participer d’autres arbitres et que chaque centre soit représenté.

Formation pour les sortants
C’était pendant les vacances donc peu sont venus. Il faudrait renouveler les thèmes.

Jeux salésiens
Sanga Mamba n’a pas participé à cause de la distance. Il faudrait prévoir du transport dans les nouveau projet pour qu’elles participent.

Rencontres de professeurs sur des thèmes généraux
N’a pas eu lieu

Activités 2010

Formations de mise à jour
Il faudrait faire une formation très sérieuse en informatique et combiner avec le marketing.
Formation pédagogique
Il faut limiter les sollicitations des professeurs qui sont trop nombreuses et essayer de faire des formations avec des plus petits groupes.

Pour améliorer la collaboration entre les centres l’antenne a prévu une réunion tous les deux mois pour répartir les tâches.

Nouveau projet 2011-2013

Nous avons budgétisé ensemble chaque activité à insérer au projet du BSP.
L’antenne a prévu l’organisation de :
- formation pour les sortants
- jeux salésiens
- formation des arbitres
- formation en informatique pour les professeurs
- réunions des anciens
- réorganisation du bureau d’emploi : le bureau d’emploi actuel est inexsitant. L’antenne a donc décidé de confier cette tâche à Monsieur Christian, directeur actuel du Café Mozart. Il sera aidé d’une autre personne pour le secrétariat, la permanence et les visites aux entreprises. Ainsi le bureau se tiendra dans le bureau actuel de Monsieur Christian où il reste de la place. Ce sera ainsi très bénéique pour le bureau d’emploi d’être dans le centre et plus accessible à tous. Nous avons prévu 80$ de prime par personne, 180$ pour l’achat d’une armoire, 40$ de transport, 20$ de communications et 20$ de fonctionnement de bureau par mois.

jeudi 10 décembre 2009

SESSION COMIDE

Du 25 au 28 octobre 2009 a eu lieu une session COMIDE pour préparer les différents centres de formation informelle à un nouveau projet pour 2011-2013.

Etaient présents:
Soeur Alphonsine, qui repésentait le Provincialat des FMA, Père Jean-Paul (Econome provincial), Soeur Georgette (Mazzarello), Soeur Hildegard (Café Mozart), Soeur Lucie (Sanga Mamba), Père Jean Bosco et Delphin (Chem Chem), Père Jean-Claude (Mwetu Don Bosco), Père Jean-Marie (Uvira), Père Dominiek et Père Alexandre (Masina), Père Alfred (Lukunga), Père Kisito (Maison des Jeunes), Père Paul et Frère Emmanuel (Jacaranda), Père Michel et Frère Yvon (Magone), Père Deogratias et Père Franck (Cité des Jeunes)
Le BSP: Père Eric, Serge et Hélène
COMIDE en la personne de Géry.

Les participants à la session

Après un travail commun, la SWOT (opportunités, menaces, forces et faiblesses) générale de la province a été établie.


OPPORTUNITES

R1 : accueil du groupe cible
- Nombreux sont les jeunes qui veulent apprendre un métier
- Estime de l’enseignement et de la formation des salésiens
- Organisation des portes ouvertes favorise l’attraction des jeunes pour les métiers

R2 : qualité de la formation
- La qualité de l’enseignement est améliorée par des formateurs compétents et investis
- La présence de volontaires favorise la mise à jour dans la formation
- Formations diverses disponibles sur Internet peuvent aider à la formation à condition qu’elles soient sélectionnées et guidées
- Echange de connaissances et de compétences de nos éducateurs réalisé grâce aux visites entre les centres suscite aussi l’émulation

R3 : accès au marché de l’emploi
- Essor de l’économie du pays avec l’ouverture d’entreprises favorise l’embauche
- En se mettant à la hauteur des nouvelles technologies on favorise l’embauche de nos destinataires
- La technicité, les aptitudes et la formation à l’initiative suscitent une appréciation positive de nos jeunes et facilite l’engagement après le stage
- Le manque d’entreprises suscite les jeunes à travailler de façon indépendante et à créer des emplois

R4 : insertion socio culturelle
- Intérêt croissant pour le sport et les activités culturelles
- Réseau des anciens et anciennes élèves grâce aux rencontres physiques mais aussi virtuelles via Internet

R5 : gestion de l’organisation
- Possibilité de donner le relais et de s’entourer de laïcs compétents et investis
- Les conseils de gestion où sont représentés les parents, enseignants, élèves et direction sont efficaces
- Partenariat avec un focus sur le renforcement des capacités avec COMIDE
- Classe très riche au niveau local qui pourrait prendre le relais des bailleurs de fonds européens
- Présence de volontaires qui offrent leur savoir faire


MENACES

R1 : accueil du groupe cible
- Difficulté d’adaptation de certains jeunes (problèmes de délinquance par exemple)
- Capacité d’accueil limitée
- Risque de désorientation de certaines œuvres suite à l’opération chegue 0
- La difficulté d’orientation vers les sections adaptées à chaque jeune

R2 : qualité de la formation
- Influence négative des Eglises du réveil qui fait que les jeunes ne suivent pas convenablement les enseignements et activités du centre et entraîne parfois des abandons
- Difficulté à trouver éducateurs bien formés et vraiment engagés
- Tendances des jeunes à vouloir gagner le plus vite possible de l’argent et par n’importe quel moyen (vol, ruses, abandons)
- Capacité intellectuelle de certains jeunes limitée suite à l’enseignement de base dégradé ou à l’histoire personnelle des jeunes
- Mépris du métier qu’on exerce en rêvant d’être mieux ailleurs
- Peu de bons techniciens pour la mise à niveau
- Faible génie pour repenser et adapter les programmes suivant le niveau du groupe cible
- Enseignement non subsidié
- Certains jeunes ont souvent tendance à choisir les options qui ne correspondent pas à leurs aptitudes

R3 : accès au marché de l’emploi
- Manque d’initiatives positives des jeunes (se limitent à se qui est demandé)
- Corruption et tribalisme dans le recrutement au sein des entreprises
- Crise financière et économique qui entraîne la fermeture des entreprises
- Mauvaises rémunérations et exploitation de la main d’œuvre dans les entreprises
- Concurrence déloyale liée à la mondialisation (ex : la Chine)

R4 : insertion socio culturelle
- Pendant et après la formation, l’influence négative de la société et la misère entraînent certains jeunes à reprendre le chemin des antivaleurs

R5 : gestion de l’organisation
- Les dons personnels liés aux missionnaires diminuent
- Fin du projet COMIDE si le relais n’a pas été pris
- La politique gouvernementale s’occupe peu de l’enseignement professionnel mais abuse de nos structures pour sa propagande
- Entreprises qui ouvrent et qui recrutent nos meilleurs professeurs ou ouvriers


FORCES

R1 : accueil du groupe cible
- Assistance pédagogique permanente
- Nourriture et frais de santé pris en charge
- Existence de structures, infrastructures et du matériel
- Bonne réputation des salésiens
- Toute la formation est gratuite pour les enfants de la rue
- Large éventail de niveaux de formation qui permet d’accueillir des jeunes aux possibilités différentes

R2 : qualité de la formation
- Organisation du programme et activités de la journée (étude, prière, travail, loisirs…) dans un esprit de famille
- Formation professionnelle de qualité pour nos jeunes
- Présence de personnel compétent par rapport aux formations existantes
- Formations ponctuelles de mise à jour pour les éducateurs
- Collaboration avec les laïcs
- Le travail dans les ateliers stimule les jeunes et leur donne la fierté du métier

R3 : accès au marché de l’emploi
- Existence des bureaux d’emploi
- Accompagnement des finalistes en vue de leur insertion économique
- Possibilité de travailler comme indépendant ou engagé

R4 : insertion socio culturelle
- Formation spirituelle et morale à travers les mouvements et groupes apostoliques
- Accompagnement des jeunes en vue de leur insertion socioculturelle (les assistants sociaux recherchent les familles)

R5 : gestion de l’organisation
- Le travail en réseau (OMM) donne une ouverture à un grand éventail de métiers
- Réflexion faîte ensemble pour mieux orienter le travail d’encadrement des jeunes
- Existence du BSP et de ses antennes
- Formations ponctuelles (conférences)
- Esprit de sérieux et de discipline
- Bonnes relations avec les ONG et bailleurs de fonds
- Investissement fort des religieux


FAIBLESSES

R1 : accueil du groupe cible
- Incapacité de s’occuper de la catégorie la moins douée des jeunes de la rue
- Manque d’accompagnement psychologique pour les cas de traumatismes
- Insuffisance de contrôle pour détecter les jeunes répondant aux critères du groupe cible

R2 : qualité de la formation
- Manque de programmes précis, clairs et adaptés aux jeunes
- Insuffisance des sessions de mise à jours des professeurs par filière
- Très peu d’efforts sont fournis pour susciter l’esprit d’initiative personnel
- Manque de travail en série et en groupe pour la production
- Faible exploitation des moyens de communication dans la formation (ex : documentaires)

R3 : accès au marché de l’emploi
- Insuffisance de collaboration structurelle entre les bureaux d’emploi et les entreprises.
- Manque de formation de mise à jour du personnel par rapport à la demande du marché d’emploi
- Manque d’initiatives et de moyens pour promouvoir et soutenir la micro entreprise
- Manque de politique marketing
- Inadéquation de la formation technique par rapport à l’exigence du marché du travail
- Les bureaux d’emploi sont des initiatives locales

R4 : insertion socio culturelle
- Peu de suivi dans l’encadrement des ADB qui ne sont pas encore intégrés dans la société
- Peu de connaissance des anciens (fiches)

R5 : gestion de l’organisation
- Complicité entre certains éducateurs et les jeunes
- Les sessions de spécialisations sont souvent centralisées à Lubumbashi
- Peu de formation en gestion de projet
- Manque de communication et échange d’expertise entre les maisons
- Gestion peu centralisée des projets
- Faiblesse d’organisation au niveau rapportage et évaluations
- Certains religieux à la tête des centres n’ont pas toujours les compétences de gestionnaires
- Pas suffisamment de transmission des compétences
- Laïcs pas toujours assez investis dans l’œuvre
- Cumul des fonctions
- La gestion des projets n’intègre pas toutes les parties
- Problème de confiance concernant les finances, manque de transparence et de suivi
- Les cadres religieux ne profitent pas assez des compétences des experts qui viennent comme volontaires
- Nos centres ne sont pas assez souples pour changer ou adapter les métiers existants
- La province n’a pas encore pris une position face au problème chegue 0
- Nos supérieurs n’ont pas toujours une vision claire de la mission d’encadrement des jeunes.
- Insuffisance de personnel
- Manque de continuité dans l’esprit du projet lors des changements de personnel
- Manque de concertation entre les différents centres d’une part et les ONG d’autre part (pas d’échange de connaissances)

Nous avons ensuite pu construire cette carte en identifiant les priorités stratégiques des centres.




mercredi 9 décembre 2009

UNE NOUVELLE EGLISE A KASUNGAMI ?

Projet de construction d'une église pour la paroisse Saint Mathias Murumba
La paroisse St Mathias Murumba est une paroisse très dynamique située à Kasungami. Elle tient un rôle pastoral, sociale et éducatif essentiel à Kasungami, mais ses membres n’ont toujours pas de lieu de culte.

Une salle polyvalente a servi jusqu’à aujourd’hui d’église, mais sert aussi pour les fêtes ou autres manifestations qui ont lieu dans le quartier. Il est donc très difficile de lui garder un aspect sacré. De plus la salle est située sur la place centrale et bordée des deux routes principales. Il y a donc toujours beaucoup de passage et de bruit, et il est quasiment impossible d’y prier en silence. Enfin compte tenu des multiples activités de la salle polyvalente, il n’y a bien sûr pas la Présence Réelle. Les paroissiens réclament donc une vraie église.

De plus cette salle polyvalente s’avère aujourd’hui trop petite en raison de l’augmentation de la population du quartier en général et des fidèles catholiques en particulier. Les prêtres multiplient les messes le dimanche mais il est impossible d’accueillir tout le monde pour des fêtes exceptionnelles.




Salle polyvalente de Kasungami, qui tient lieu actuellement d’église


Le Père Piero, suivi du Père Dick qui a pris sa suite, ont donc soumis la volonté de construire une église au Bureau Salésien des Projets afin qu’il les aide dans la recherche de fonds. C’est en effet un budget considérable : la paroisse a besoin de 175 000$ pour cette construction.


Nouvelle technique de construction

Ce projet s’inscrit également dans un projet plus vaste de formation à de nouvelles techniques de construction. En effet la pratique commune à Lubumbashi est celle de la brique cuite. Or la méthode de réalisation a été galvaudée, ce qui conduit à construire des maisons très peu résistantes. Par ailleurs cette technique demande énormément de bois pour la cuisson, ce qui pousse à la déforestation. Une petite équipe a été formée à la technique du bloc de terre comprimé, qui permet de faire des briques plus solides, sans bois et à un coût équivalent voire moindre (l’étude est en cours). (Voir l’article : FORMATION A UNE NOUVELLE TECHNIQUE DE CONSTRUCTION - LE BLOC DE TERRE COMPRIME)




mardi 10 novembre 2009

FORMATION A UNE NOUVELLE TECHNIQUE DE CONSTRUCTION : LE BLOC DE TERRE COMPRIME

Au mois d’octobre, le Bureau Salésien des Projets a organisé une formation concernant la technique du bloc de terre comprimé, en partenariat avec l’association CRAterre.



Briques qui viennent d’être pressées


Les participants :

La formation a été dispensée par deux membres de CRAterre, Olivier Moles et Alexandre Douline.
CRAterre est une association française qui vise à améliorer l’habitat et la gestion des ressources matérielles et humaines dans la construction, par des techniques simples et adaptées aux conditions et traditions locales.

Etaient présents : d’anciens élèves en construction, des professeurs en construction et des soudeurs intéressés pour construire de nouvelles machines.

Objectifs de la formation :

Il a été constaté une détérioration de l’habitat et de la construction en RDC, suite au mélange de techniques désastreux et à la perte de qualité des briques construite. On peut noter à titre d’exemple, que les briques cuites actuellement fabriquées sont tassées, ce qui empêche leur cuisson en profondeur puisque la chaleur ne peut pénétrer. De plus les briques sont rarement cuites assez longtemps, et sont donc très peu solides, se cassant dans le transport et ne résistant pas aux fortes pluies.
Il semblerait que les constructeurs aient oublié les techniques de leurs ancêtres, comme l’adobe, et que l’évolution de la technique soit plutôt un retour en arrière concernant la qualité et la solidité des constructions.

Par ailleurs la technique de la terre cuite demande beaucoup de bois pour la cuisson, et est à l’origine de la déforestation d’immenses superficies. Cette technique a déjà été interdite au Rwanda, et le sera sûrement très prochainement en RDC. Il est donc urgent de prendre les devants et de se former à de nouvelles techniques de construction.

Contenu de la formation :

Pendant la formation, les participants ont été sensibilisés à la solidité et la beauté des constructions en terre comprimée. Il s’agit de faire changer les mentalités : la technique de la terre comprimée n’est pas un retour en arrière dans la construction mais est une très bonne technique utilisée dans le monde entier. De plus la cuisson n’est pas gage de solidité !

Exemples de constructions en terre crue dans le monde :


Par ailleurs les participants ont revus les bases des différentes techniques de fabrications de briques, et les conditions de solidité et d’esthétique.

Enfin, les participants ont été formés à la technique du bloc de terre comprimé, le BTC, formation suivie d’un exercice pratique où ils ont pu fabriquer des BTC.
Le BTC est une brique faite de terre légèrement humidifiée auquel on ajoute du ciment. Cette brique est comprimée puis durcit en séchant grâce au ciment au contact de l’eau. C’est une technique relativement simple, mais qui demande une grande précision dans les proportions de terre et de ciment, un mélange homogène ainsi qu’un respect du délai de séchage.
Tous les participants ont été surpris de constater a solidité de cette brique après une semaine de séchage !







Préparation du mélange terre – eau –ciment


















Pressage des briques




Et après la formation ?


Il a été décidé de former un bureau d’études à Magone, pour comparer les techniques du BTC et de la brique cuite.
Les professeurs sont appelés à se former afin que les élèves soient formés à leur tour à cette nouvelle technique de fabrication.
D’anciens élèves en construction se sont lancés dans la fabrication de BTC. Il s’agit de faire un premier bâtiment pilote pour prouver la faisabilité, la solidité et l’esthétique de cette technique. Ils ont déjà construit un mur pour un dépot au bureau des Œuvres Maman Marguerite. Il doivent aussi construire une salle de classe à Kasungami. Enfin les constructeurs et fabricants de machines sont appelés à participer au projet d’église à Kasungami. (Voir l’article : UNE NOUVELLE EGLISE A KASUNGAMI)



Les premiers BTC fabriqués par les anciens élèves

Le dépot construit pour le bureau des Oeuvres Maman Marguerite

LES ŒUVRES DE NOS JEUNES ARTISTES PEUT-ETRE EXPOSEES EN BELGIQUE !

Suite au succès de l’exposition réalisée en septembre par les artistes de Magone, soutenus par leurs professeurs, Barbora, volontaire tchèque, et Elga, artiste professionnelle, une galerie belge serait intéressée pour exposer et éventuellement acheter les œuvres de nos jeunes artistes.

Nous leur avons donc présenté la formation à Magone, les artistes et leurs œuvres.
Voici un échantillon de celles que nous avons retenues :











Femmes s’en revenant de puiser de l’eau
Par Costa













Homme rêvant à la danse
Par Alnegro









L’Afrique
Par Fr Banza
L'AFRIQUE: Oui un continent, mieux, un gros point d'interrogation. Un mixture complexe de richesse et de pauvreté, de paysages idylliques et de misère nauséabonde.
Pourtant tout le monde y accourt, ceux qui veulent le voir disparaître viennent y ramasser ce qui fait leur fortune, et ceux qui voudrait le bâtir viennent détruire tout ce qui existait avant eux. Ainsi naît le mythe de sisyphe, un éternel recommencement qui justifie cette forme en point d'interrogation. Un continent qui demande au monde ce qu'il veut réellement de lui et de ses enfants.














L'Espoir
Par Elga

Cette toile représente le caractère sacré des mains. La main de Dieu apparait en Grec, et pour l’homme, ce sont ses mains qui le font vivre. C’est un chant d’espoir à l’adresse des jeunes artistes.










L’homme en colère
Par Nega d’Or



jeudi 1 novembre 2007

Bienvenu !

Bienvenu sur le blog du Bureau Salésien des Projets !
Le Bureau Salésien des Projets est un bureau de coordination des projets de développement des oeuvres salésiennes de la Province Salésienne d'Afrique Centrale (République Démocratique du Congo).Le BSP fait partie de la Commission Economique de la Province d'Afrique Centrale dirigée par le Père Jean-Paul Ntambwe.
Le BSP est dirigé par le Père Eric Meert (sdb) assisté de deux secrétaires, Serge Katay et Hélène Bordes.
Selon l'esprit Salésien, les projets qui sont coordonnés par ce bureau visent le développement intellectuel, moral et spirituel des jeunes qui sont l'élite de demain et qui doivent bénéficier d'une bonne formation pour un avenir meilleur. Dans la plupart des cas, ces projets visent souvent les jeunes désoeuvrés vu la situation socio-économique modique en République Démocratique du Congo et toute la régions des grands lacs. C'est dans ce sens qu'en collaboration avec les salésiens et salésiennes des différentes oeuvres à travers la RDC, le Bureau Salésien des Projets élabore les projets qui vont dans le sens de la construction et/ou la remise à nouveau des infrastructures de base, la mise à jour des formateurs et la recherche du personnel qualifié en faisant parfois appel au personnel expatrié, l'équipement en matériel nécessaire pour la formation des jeunes, la recherche de la documentation nécessaire et adaptée au contexte actuel. Ce développement ne vise pas seulement les jeunes, mais aussi les populations environnantes vu que c'est dans ce milieu que les jeunes évoluent et complètent leur formation humaine.
C'est ainsi que ce blog se propose de vous faire part des différentes activités, dans le cadre des projets de développement qui sont coordonnées par le Bureau Salésien des Projets en République Démocratique du Congo.
Et donc, bienvenu à tous.